I Pol PIERART I

Biographie:

Pol PIERART est né en 1955. Il vit et travaille à Embourg, Belgique.
Il a fait ses études à l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège, section peinture décorative et option photographie, de 1972 à 1978. Il expose depuis 1979 ses peintures et photographies dans de nombreux musées et galeries belges.

Citons, parmi les expositions personnelles, celles qui eurent lieu au Musée de la Photographie de Charleroi en 1991, au Centre d’Art Nicolas de Staël de Braine-l’Alleud et à la galerie Gille-Stiernet, Bruxelles en 1998, au Centre d’Art Contemporain du Luxembourg Belge de Jamoigne en 1999, au Théâtre Royal de Namur en 2000, à la Maison de la Culture de Namur en 2001. Son travail fut également présenté à la Galerie Arena d’Arles (avec Thomas Chable), dans le cadre des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles 2002 - où il bénéficia de nombreux encouragements -, ainsi qu’à la Galerie Bernard Bouche, Paris, en 2002. En 2003, c'était au tour de l'Espace Photographique Contretype de l'accueillir.


Démarche:

Pour Pol Pierart, les jeux de mots, omniprésents dans ses travaux, ne constituent pas une fin en soi. Il considère que le but essentiel de l’art est d’entrer en relation: "C’est la photographie qui crée la relation du fait même que le regardeur, pour appréhender le travail, est amené à comprendre quelque chose. Ce faisant, même s’il ne s’en rend pas compte, il fait le travail… Voilà le nœud de la relation. Le côté ludique et l’humour sont autant de moyens de renforcer le propos."

Les photographies mises en scènes et appariées à des mots sont très habiles, d’une grande sobriété de moyens. Les images vont à l’essentiel, rendant facile la lecture de l’œuvre, dont se dégage par ailleurs une certaine poésie. Il s’y entoure d’objets proches, appartenant à la vie quotidienne. Pol Pierart précise, non sans malice, qu’il n’a, au travers de ses créations, d’autre revendication que celle de chacun: changer le monde ! "La prétention ridicule de ce dessein ne vous échappera pas mais ce qui importe réellement, c’est d’aller constamment dans ce sens".

Une des composantes importantes de son travail réside dans le fait qu’il utilise (et ce, depuis le début, il y a une quinzaine d’années), le format carte postale, qui comprend toujours un caractère intime, renvoyant à la photo-souvenir. Il envisage ses séries photographiques comme une sorte de journal de bord, pour lequel le petit format lui semble adéquat. Par ailleurs, l’utilisation du noir et blanc vient, pour lui, en écho de la mémoire. Il en va de même pour les petits cadres noirs qu’il utilise, qui font également penser à la photo-souvenir qu’on peut rencontrer sur un meuble chez n’importe qui.

A la question de savoir s’il considère les photos où il se met en scène comme des autoportraits, il répond par la négative: "Si je me mets en scène dans mes photographies, c’est toujours, je l’espère, de façon justifiée, c’est-à-dire en fonction de l’idée. Pour moi et a priori, il ne s’agit pas d’autoportraits à proprement parler. En d’autres termes, je ne dis pas "je", mais "on"."

Dans certaines de ses mises en scènes, il fait parfois apparaître à sa place un ours en peluche, qui fonctionne comme son alter ego et qui "réfère bien sûr à l’enfance et, par conséquent, au temps passé."

A propos de son travail et de ce qui aurait pu l’influencer, Pol Pierart précise: "Le rapport image-mot m’intéresse énormément et ce qui m’a influencé, je crois, ce n’est pas le Surréalisme (que j’admire pourtant beaucoup), mais la bande dessinée de mon enfance." Il ajoute, en soulignant: "Les images nous submergent tandis que les mots surgissent en nous. Il y a beaucoup de jeux de mots dans mon travail, mais aussi des aphorismes, des sentences, etc...".

Peintre et photographe, Pol Pierart n’expose chez Contretype que ses photographies. Quoi qu’il en soit, il insiste sur le fait que la peinture, la photographie (ainsi que le cinéma familial expérimental muet auquel il s’adonne) sont essentiellement des moyens. Elles constituent des pratiques complémentaires, mais autonomes sur le plan de l’efficacité.

D’après des propos de Pol Pierart.
Extrait de la revue Contretype n°80.


Publications:

"Ça fait du bien d'ôter ses choses sûres", Editions Yellow Now, 2000.

"La photographie, comme c'est abusant", édité par le Musée de la Photographie de Charleroi, 1991.



















































































Pol PIERART
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