I Marie-Noëlle DAILLY (Belgique, 2000) I

résidence d'artiste : déclaration d'intention

Bruxelles: préambule

Territoire trop grand pour se laisser aller, sur le champ, à la promenade... sans repères. Je fouille d'abord la ville sur la carte. J'ai besoin d'un tracé directeur. Le périphérique est prétexte à cette ligne directrice. Je l'identifie comme limite de la ville, sa troisième enceinte correspondant plus ou moins à la limite régionale.

Empiriquement: identification des lieux

A partir de la carte, à la recherche d'emplacements théoriques, autour d'une limite variable tenant compte du périphérique et des transversales comme moyen d'organisation et d'identification des lieux, je découvre un intérêt pour les "trous", pour les vides entre zones bâties, pour les "fins", pour les rues sans issues, la végétation,
les terminaisons inachevées. Ainsi l'idée de limite se transforme en configurations, en typologie, en figure de style associant l'idée de "poches" et de ruptures urbaines. Peu à peu je me permets d'ailleurs de quitter la zone périphérique pour entrer dans la ville (c'est le cas de la gare de l'Ouest) à la recherche de ces motifs-configurations.


Perspectives et développement du projet

Actuellement, le travail engagé se présente sous la forme d'une collecte de parcours et d'images qui me permettent de mieux appréhender le territoire bruxellois, d'engager questions et réflexions qui petit à petit me permettent de prendre une position (personnelle) dans ce paysage.
Je souhaite donc poursuivre le travail de prospection, d'exploration du territoire de manière plus soutenue: des questions sur l'identification de "lieux limite", sur les configurations rencontrées restent ouvertes et sont encore à explorer.
D'autre part, la carte joue un rôle de médiation important dans ce projet; elle nourrit des réflexions parallèles que j'aimerais voir s'intégrer lors d'une éventuelle exposition du travail. L'exploration du territoire à partir de la carte et vice-versa.

En bref

Je conçois une résidence d'artiste comme un travail de laboratoire: pouvoir expérimenter, avoir les moyens d'expérimenter plus en profondeur ce travail, développer toutes les pistes, avoir un cadre à l'échelle de mes intentions, qui puisse les nourrir, leur permettre d'évoluer (de changer). L'occasion d'une constante perplexité et enfin permettre le regard des autres, l'échange (sur base du travail proposé).

Marie-Noëlle Dailly























Marie-Noëlle DAILLY