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(Dernière mise à jour: 16/10/2018)

EXPOSITIONS


COMME UN RÊVE/Juan Manuel Castro Prieto à la Box Galerie
du 14 septembre au 3 novembre 2018


Almeria
Juan Manuel Castro Prieto, Almeria, 1991

Pour cette première exposition de Juan Manuel Castro Prieto (Madrid, 1958) la galerie Box a choisi de présenter deux séries parmi les plus emblématiques d’une œuvre tout à la fois diverse et cohérente.

La première, Perú, viaje al sol, est le fruit d’une dizaine de périples au Pérou, entrepris entre la fin des années 1990 et le début des années 2000.
Avant même d’être connu comme photographe, Castro Prieto était apprécié et salué comme un véritable magicien de la chambre noire, réalisant dans son atelier madrilène des tirages d’exposition et de collection pour nombre d’auteurs de renom.
D’une certaine manière, c'est son savoir-faire de tireur qui se trouve à l’origine de son histoire d’amour avec l’ancien empire inca; en effet, c’est en répondant à la demande d’un éditeur espagnol qu’il s’y est rendu pour la première fois, en l’occurrence pour travailler sur les archives de Martín Chambi, le célèbre paysagiste et portraitiste péruvien, actif des années 1920 aux années 1950 et dont les négatifs étaient réputés “intirables”. Les épreuves proposées par Juan Manuel firent pourtant l’unanimité auprès des spécialistes, à tel point qu’il est depuis le seul habilité à en réaliser pour le compte des héritiers du “maître de Cuzco”.

C’est en même temps pour mettre ses pas dans ceux de Chambi que sous l’influence d'écrivains comme Vargas Llosa, José Maria Arguedas, Ciro Alegría ou encore César Vallejo que Castro Prieto choisit de parcourir le Pérou - à ses yeux autant un mythe qu’une réalité -, armé d’une lourde et encombrante chambre 20x25, travaillant à un rythme rappelant celui des pionniers du médium, un mode opératoire qui correspond bien à son processus créatif volontiers tourné vers le passé.
Les négatifs de très grand format confèrent aux images une précision et une richesse de détails réellement spectaculaires, le résultat final encore magnifié par la virtuosité des tirages.
(...)
L’onirisme est encore plus présent et évident dans l’autre opus présenté ici, Extraños (Étranges), série plus introspective où les nus côtoient les portraits, les paysages ou encore les natures mortes.
Naturellement attiré par l’incongru, surtout lorsqu’il surgit du banal et du quotidien, Castro Prieto nous invite avec Extraños à partager - non sans inquiétude! - quelques-unes de ses obsessions: la nostalgie de l’enfance et de ses mystères, le sexe, la mort. Rien que de très universel...

Mais, par bien des aspects, qu’importe le sujet, qu’importe le lieu de prise de vue...
Les photographies de Castro Prieto nous entretiennent principalement de la photographie elle-même, de la manière unique dont elle accomplit d’incessants allers-retours entre réalité et fiction, dont elle se joue des apparences.
L'auteur nous convie à nous émouvoir et à nous émerveiller avec lui devant la matière photographique au sens strict, tirant parti de sa fragilité comme de tout l’éventail de ses possibilités formelle.

Alain D'Hooghe

Box Galerie: 102, chaussée de Vleurgat - 1050 Bruxelles. Ouvert du mercredi au samedi, de 12 à 18h. www.boxgalerie.be



LATINOPOLIS/Paolo Gasparini à la Fondation A Stichting
du 30 septembre au 16 décembre 2018


Paolo_Gasparini
Para verte mejor, América latina, São Paulo, 1972 © Paolo Gasparini, Courtesy Toluca Editions, Paris

Paolo Gasparini (né en 1934 à Gorizia dans le Frioul, en Italie) émigre au Venezuela en 1954. Imprégné d’images de cinéma, il embarque à Gênes avec dans son sac le livre de l’écrivain antifasciste Elio Vittorini, Conversazione in Sicilia. Si ses premiers portraits et autres nombreuses photographies rappellent les images de Paul Strand ou de Walker Evans, Paolo Gasparini va rapidement chercher à explorer les limites de l’image fixe. Littérature, cinéma et photographie n’en finissent pas de s’entrecroiser dans son oeuvre. De 1961 à 1965, il est à Cuba. L’euphorie révolutionnaire est à son apogée. En 1972, Paolo Gasparini publie Para verte mejor América Latina (Pour mieux te voir, Amérique Latine). Dans ce livre, les symboles d’un néolibéralisme économique féroce se heurtent aux icônes politiques de la révolution socialiste. Face à ce conflit des images, ses photographies, autant par leur forme que par leur contenu, deviennent de véritables éclats. Faites de fragments, de brisures, de reflets, d’inversions, elles deviennent images parmi les images. Latinopolis présente un impressionnant fotomural,intitulé El Ángel de la Historia (L’Ange de l’Histoire), réalisé spécialement à l’occasion de cette exposition par l’artiste.

L’exposition de la Fondation A Stichting est organisée grâce au soutien de Toluca Fine Art, Paris. Elle coïncide avec la parution du livret, Paolo Gasparini, El Ángel de la Historia (Caracas: Mal de Ojo, 2018).

Commissaires de l’exposition: Jean-Paul Deridder, Alexis Fabry.

Fondation A Stichting: 354, avenue Van Volxem - 1190 Bruxelles (Forest). Ouvert, du jeudi au dimanche, de 13h à 18h. Fermé le lundi, mardi et mercredi.
Visites possibles sur rendez-vous. Site Web



EN DEÇA DES APPARENCES/Nathalie Amand à la galerie Le Salon d'Art
du 23 août au 20 octobre 2018


nathalie_amand
Photo Nathalie Amand, courtesy Box Gallery

Les images réalisées par Nathalie Amand nous offrent une série de tableaux dans lesquels les cours d’eau concernés servent de fil conducteur à un travail orienté vers le mystère et la recherche de la lumière. C’est une démarche à la fois spirituelle et sensorielle qui nous renvoie tout à la fois à l’essence de l’acte photographique et plus simplement à sa capacité de « révéler » la part visible de l’invisible. (...)
Bruno Lestarquit

Le Salon d'Art: 81 rue de l’Hôtel des Monnaies - 1060 Bruxelles. www.lesalondart.be



BACK FROM THE DARKNESS à la Baxton Gallery
du15 septembre au15 octobre 2018


Baxton


Saisies sous des aspects différents, Pauline Amélie, Toinette Chaudron, Ronald Renard, Kristel Brusadelli, Aurélie Baijot, Morgane Colin et Pauline Caplet nous présentent leurs visions convulsives et leurs impressions antérieures du clair-obscur.

Partant du néant ils créent la lumière et nous transporte dans un univers silencieux et hors du temps.

Dense et intime, puissante et sensible, l’image nous lance un défi, à travers les secrets de la lumière et de l’obscurité, il faut se rapprocher très près pour traverser le miroir.

Baxton Gallery: Place de la Vieille Halle aux Blés, 29 -1000 Bruxelles. www.studiobaxton.com



LIBERTÉS VÉGÉTALES/Daniel Storz au Centre d'Art Hélène Sion
du 14 au 6 octobre 2018

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Art Center WSL: 5 Place J-B Degrooff - 1200 Bruxelles. Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf le dimanche Ou sur rendez-vous: T. +32 (0) 2 779 21 33.

www.danielstorz.be



LES AMERICAINS/Robert Franck au Musée de la Photographie de Charleroi
du 22 septembre 2018 au 20 janvier 2019


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Faut-il encore le présenter? Robert Frank, figure incontournable de la Street Photography, est l’un des photographes les plus influents du XXe siècle depuis la parution de son premier livre Les Américains en 1958. Les images de ce livre, qui ont 60 ans, ont profondément marqué des générations de photographes.
Pour ce travail, accompagné de sa femme et de ses enfants, Robert Frank entame alors en avril 1955 un voyage à travers l’Amérique qui durera jusqu’en juin 1956. Sans programme préétabli, Frank sillonne trente états en se laissant porter aux hasards de la route, des rencontres et des événements. S’ensuivent des images, 27 000 sur pellicule, 83 retenues pour la publication.
Réalisé en France chez Robert Delpire dans un premier temps – Life Magazine ayant refusé de le publier – Les Américains est réédité en anglais un an plus tard chez Grove Press. Alors que l’édition française suscite peu de réactions, l’édition américaine rencontre – comme ce fut le cas trois années auparavant avec New York de William Klein – une hostilité profonde et se voit taxée d’antiaméricanisme. Bien loin du rêve américain tant vanté par certains, s’affiche avec cette série mythique un tout autre quotidien vu par le photographe lors de ses nombreux séjours dans les grandes villes. C’est le reflet d’une société telle qu’elle se présente à lui; des fragments de vie, les tensions sociales ou le vide existentiel, les désordres du quotidien mais également les moments de plus grande légèreté.
Il demeure un ouvrage culte de l’histoire de la photographie au point que l’on peut écrire qu’il y a une photographie avant et une photographie après la parution des Américains.



Egalement au Musée de la Photographie de Charleroi:

MEMYMOM/LISA DE BOECK & MARILÈNE COOLENS
du 22 septembre 2018 au 20 janvier 2019


memymom
Den Deugniet, 2013© memymom

Lisa a cinq ans lorsque Marilène, sa mère, commence à la photographier. A table, sur le lit, cachée entre les tentures, l’enfant est la comédienne exclusive d’un théâtre improvisé. Maquillée, déguisée, elle mime sous l’œil attentif et directif de Marilène des scènes de séries télévisées, de dessins animés ou de contes de fées. Cette complicité créative, The Umbilical Vein, s’étirera de 1990 à 2003.

Ce qui n’était alors qu’un jeu, une forme d’archive familiale, prend ensuite un autre aspect.
Memymom, contraction de « me and my mom », est un concept artistique qui débute en 2004 entre deux photographes autodidactes vivant à Bruxelles, une mère (Marilène Coolens, 1953) et sa fille (Lisa De Boeck, 1985). Sous ce label memymom, Lisa devient au même titre que Marilène photographe, modèle, habilleuse ou metteuse en scène.

De 2010 à 2015, la série
The Digital Decade témoigne de la volonté de créer des tableaux à contenu plus volontiers symbolique. Dans des lieux propices aux scénographies diverses ou dans des décors chargés émotionnellement pour les deux protagonistes, comme par exemple celui de la maison de famille, toutes deux se prêtent au jeu. La sensualité ayant supplanté l’innocence, les photographies se déclinent en un jeu de miroirs, traitant notamment de la question de la mémoire, de la maternité, en jouant des stéréotypes féminins jusqu’à la parodie.

Enfin, la série
Somewhere Under The Rainbow 2016-2018 évoque dans des décors à Bruxelles et lors de voyages à l’étranger l’ambiance de films non spécifiquement désignés, un climat mieux qu’une citation directe, prolongeant la relation tant familiale que créative entre les deux femmes.



FACE TO FACE/Manfred Jade
du 22 septembre 2018 au 20 janvier 2019


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© Manfred Jade

L’exposition Face to face du photographe Manfred Jade rassemble une sélection de portraits réalisés sur une vingtaine d’années dans divers pays du monde (Belgique, Cuba, France, Vietnam). Ces portraits photographiques en noir et blanc représentent tous des jeunes gens, hommes et femmes, d’une même tranche d’âge, celle des 15-25 ans, celle que l’on nomme le « bel âge » cet entre-deux de tous les possibles.

D’un point de vue technique, ses portraits sont réalisés selon un même mode opératoire. Ils sont tous rigoureusement cadrés comme pour une photographie d’identité: frontalité stricte, fond neutre, éclairage semblable, regard fixe des sujets, expression hiératique du visage.
Nulle froideur pourtant dans ces portraits reproduits à échelle réelle qui composent la série Face to face, mais l’expression d’une pureté et d’une grâce que leur confère leur âge. Son dispositif technique répétitif de prise de vue a paradoxalement le don d’amplifier les différences morphologiques propres à chacune des personnes. Le visage humain nous apparaît là, plus que jamais, dans son incroyable et infinie multitude.

A la façon des « portraits du Fayoum » peints de l’Égypte ancienne romaine, les visages photographiés par Manfred Jade fixent le spectateur de leur étrange immobilité. Leurs regards perçants nous convient à un face à face des plus nu qui n’appelle aucune réponse. Ils nous renvoient plutôt à la fragilité de notre propre condition humaine et à l’insondable mystère qui se cache derrière chacune de ces figures.

Manfred Jade est un photographe allemand. Il est né à Dusseldorf et vit à Bruxelles.

Musée de la Photographie de Charleroi: 11, avenue Paul Pastur - 6032 Charleroi (Mont-sur-Marchienne). Ouvert du mardi au dimanche, de 10h à 18h.
www.museephoto.be



PROGRAMMATION D'ÉTÉ DU FOMU:

UNTITLED (NUDE)/Paul Kooiker au FOMU d'Anvers
du 29 juin au 7 octobre 2018


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© Paul Kooiker, série Eggs and Rarities, 2018

Untitled (Nude) est la première grande exposition muséale de Paul Kooiker (Pays-Bas, °1964) en dehors des Pays-Bas. Cette rétrospective alternative porte sur le
« regard », le voyeurisme et la distance. En tant que spectateur, vous vous retrouvez dans un vide créatif et obsessionnel qui trouble et déstabilise.

Eggs and Rarities (2018), la nouvelle œuvre spécialement conçue pour le FOMU joue un rôle central. Cette installation qui remplit toute une salle est «l’encyclopédie de la vie» de Kooiker et se lit comme une carte d’échantillons de genres photographiques : paysages, nus, natures mortes… L’espace public et l’espace privé se confondent l’un dans l’autre. Le projet le plus baroque de Kooiker, Sunday (2011), part de la relation entre l’artiste et le modèle, l’observateur et la personne observée. En tant que spectateur, vous devez choisir une position (parfois littéralement) et vous poser des questions à propos de l’objectivation du corps féminin.

Avec la série Heaven (2012) – une sélection de 494 polaroïds des archives analogiques de Kooiker – nous nous retrouvons directement dans la cuisine de l’artiste.
Le FOMU présente aussi un aperçu complet des livres de Paul Kooiker. De l’ancien Hunting and Fishing (1999) aux publications plus obscures telles que S/S 13 Island (2013), réalisées pour le styliste Rick Owens. L’exposition Untitled (Nude) pose aussi bien des questions à propos de la position du photographe qu’à propos du spectateur et de son propre regard.

En septembre 2018, suite à cette exposition, paraîtra la publication Eggs and Rarities, éditée par Art Paper Editions, Dashwood Books et le FOMU.

Dans le cadre du Antwerp Baroque 2018. Rubens inspires. Commissaire d'exposition: Joachim Naudts.



CAMILLE PICQUOT au FOMU d'Anvers
du 29 juin au 7 octobre 2018


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© Camille Picquot,Total Ground, 2016

Dans le monde visuel de Camille Picquot (°FR, 1990), les apparences sont trompeuses. Ses clichés se démarquent par leur composition épurée et leurs couleurs contrastées. Et pourtant, un élément fait toujours douter le spectateur: un point de vue inhabituel ou un détail dérangeant. L'œil d'abord flatté devient soudain méfiant.

Depuis quelques années, Camille Picquot constitue progressivement une œuvre cohérente mêlant à la fois films et photographies. Elle se situe toujours sur la frontière ténue entre la vérité et la fiction en associant mise en scène et hasard. Le spectateur est absorbé dans un univers un tantinet absurde regorgeant de tension et de tours inattendus. L'exposition montre trois séries de photos, Domestic Flight, Total Ground et Images du dedans, ainsi que le film Hollow Hours, qui s'est vu décerner une Wildcard VAF en 2016.
Camille Picquot a étudié à Bruxelles et Gand. Sa première publication monographique, Domestic Flight (Art Paper Editions), est publiée en même temps que l'exposition.



31 days of .tiff au FOMU d'Anvers
du 29 juin au 29 juillet 2018


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© Arnaud De Wolf

La Belgique regorge de talents photographiques. Chaque jour, le FOMU est submergé de portfolios, de sites Web, de blogs et de livres photo à la recherche d'un plus large public. C'est dans le but d'accueillir ces jeunes talents que la plateforme .tiff a été créée. Cet été, le FOMU met 10 photographes à l'honneur : Alexey Shlyk, Arnaud De Wolf, Calixte Poncelet, Jeroen Bocken, Maria Baoli, Massao Mascaro, Pauline Beugnies, Pauline Niks, Sine van Menxel et Thomas Nolf.

Cette présentation fait partie de Futures, une collaboration européenne qui met en lumière de jeunes talents photographiques. Le FOMU est l'un des créateurs de Futures. En collaboration avec neuf autres instigateurs européens, il crée un réseau d'artistes, d'experts et de ressources pour repousser les limites du monde de la photographie européenne. En septembre, tous les artistes sélectionnés exposeront leur œuvre à l'UNSEEN Amsterdam.

Futures est une collaboration entre : British Journal of Photography (UK), CAMERA (IT), Hyères Festival (FR), FOMU (BE), Fotofestiwal Lodz (PL), PHotoESPAÑA (ES), PhotoIreland (IR), Photo Romania Festival (RO), Robert Capa Contemporary Photography, Center (HU) et Triennial of Photography Hamburg (DE).



FOMU: Waalsekaai 47, 2000 Anvers. www.fotomuseum.be



INDICIBLE TOPOGRAPHIE/Exposition collective au CACLB (Centre d’Art Contemporain du Luxembourg belge):
Aurélie Amiot, Roby Comblain, Célestin Pierret, Laurent Schoonvaere, Alexandre Christiaens
du 8 septembre au 21 octobre 2018


De septembre à octobre, la nature accomplit la part du cycle indicible qui la fera renaître au printemps, modifiant les aspects de Montauban sans en dénaturer le permanent. Mais de tels lieux peuvent-ils se dire, entre ce qui varie et ce qui reste, entre ce qu’ils laissent transparaître et les abîmes de leurs énigmes les plus secrètes ? Et qu’en peuvent dévoiler les visions et les mains des artistes contemporains ?

« Indicible topographie », tel est le thème des propositions que fait un automne qui, dans les containers, et à travers d’éloquents puits de lumières, n’hésite pas à plonger au cœur de la nuit viscérale des grottes, et de leurs mystères, avec, comme en échos, des gravures minérales dotées d’assez de volumes pour y sculpter des cavités, pendant que d’autres résonnent aux chants que composent sur elles, en passant, les flots de la rivière. Des prises d’escalade poussent à lâcher prise et, au deuxième étage, des surfaces noires vibrent de frêles lignes claires, où les ondes de leur longueur tremblent, de par leur fréquence. Dressés dans le bureau, de grands bois ouvragés, de par leur nature intermédiaire, sont peut-être les portes d’accès vers un univers différent, où l’ombre qu’est la matière deviserait avec ses vacuités.

Alain Renoy


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© Alexandre Christiaens

L’automne tentera de dire l’« Indicible topographie ». Dans le cadre des Journées du Patrimoine, qui auront pour thème la « Wallonie insolite », cinq artistes vous inviteront dans des endroits proches de l’ineffable, qu’ils soient souterrains, vibrants de lumière ou trop sacrés pour ne pas être tenus aux secrets. Avec Aurélie Amiot (terre), Alexandre Christiaens (photographie), Roby Comblain (gravure, installation), Célestin Pierret (sculpture sur bois) et Laurent Schoonvaere (papier).


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Célestin Pierret, sculpture en bois (détail)

Espace René Greisch et bureau des forges //Montauban. www.caclb.be



RESIDENCES, ATELIERS, APPELS À PROJETS, STAGE, CONCOURS...


FORMATION CONTINUE À LA PHOTOTHÉRAPIE par Emilie Danchin

Emilie Danchin est philosophe, artiste photographe, psychothérapeute, formatrice d’adultes et socio-thérapeute. Elle est formée en psychosomatique relationnelle et en thérapie brève et hypnose ericksonienne et experte en photothérapie et en photographie thérapeutique. Elle a créé la formation en 2014 pour répondre à une demande émanant de professionnels francophones en santé mentale et en photographie. Cette formation est unique en français. Pour participer, un entretien préliminaire (gratuit) est obligatoire.

Module 1 : Du 20 au 23 septembre 2018
Module 2 : Du 22 au 25 novembre 2018
Où ? WIELS Centre d’Art contemporain (Avenue Van Volxem, 354 1190 Bruxelles).
Module 3 : Du 7 au 10 mars 2019
Où ? Ateliers de la rue VOOT (91, rue Voot - 1200 Woluwe Saint Lambert)
Prix : 600 € ttc par module

Plus d'infos: www.analytiquephotographique.be


FESTIVALS ET COLLOQUES


SUMMER OF PHOTOGRAPHY 2018
7e BIENNALE DE LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE
#summerofphoto


Depuis 2006, le Summer of Photography est devenu le rendez-vous incontournable de la photographie et des médias visuels qui lui sont associés.
Regroupant des institutions culturelles bruxelloises, belges et internationales majeures, cet événement bisannuel propose des expositions estivales, des conférences et des ateliers qui présentent l’image dans tous ses états. Et la déclinent à travers des supports aussi divers que la photo, la vidéo ou les technologies numériques et expérimentales. Des rétrospectives et perspectives historiques croisent des panoramas de courants contemporains ou des hommages à des artistes actuels.

Participants: Alliance Française Bruxelles-EuropeBotanique, BOZARBrassage photographique (Cinema Galeries et Géopolis ), Centre Culturel Jacques Franck
ContretypeCultuurcentrum Strombeek-Grimbergen, Czech CentreDe Markten, Instituto CamoesMAD, Maps Images, Ministry of Culture Czech RepublicMusée de la Photographie de Charleroi, Royal Museums of FIne Arts Belgium, Workspace BrusselsMuséees Royaux des Beaux-Arts de Belgique.



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ANTWERPPHOTO/International Photography Festival
du 24 juin au 30 septembre 2018


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Nick cave, London, 1996 © Antoon Corbijn

AntwerpPhoto est une biennale internationale de photographie qui présente les dernières nouveautés en matière de photographie. Avec une semaine de festival élaborée et des expositions de haut niveau, il inspire et invite les visiteurs à plonger dans le monde de la photographie et à explorer.

La première édition d’AntwerpPhoto se déroule du 24 juin au 30 septembre au Loodswezen (bâtiment de pilotage) à Anvers. Cette édition abrite quatre expositions: une exposition de groupe ambitieuse de photographes belges, une introduction aux deux lauréats du Prix Carmignac, le travail du photographe documentaire primé Michael Wolf et l’œuvre légendaire d’Anton Corbijn, dont des pièces inédites sélectionnées exclusivement pour AntwerpPhoto .

Des rencontres, des workshops, des revues de portfolio, … toutes les infos: antwerpphoto.be

Texte courtesy le site Brownie



DIVERS


TURNING PHOTOGRAPHY

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A l’occasion la 57ème Biennale de Venise pour laquelle Dirk Braeckman a été désigné comme représentant de la Communauté flamande dans le pavillon belge, la FWB et le Flanders Art Institute ainsi que d’autres partenaires se sont associés pour mettre en ligne un dossier spécial autour de la pratique de la photographie contemporaine présentant pas moins de 55 artistes belges du secteur.

La sélection de Dirk Braeckman pour le Pavillon belge à l’occasion de la 57e Biennale de Venise est apparue pour les initiateurs de cette opération comme l’occurrence rêvée de mettre en lumière les artistes les plus audacieux œuvrant aujourd’hui en Belgique dans le champ de la photographie. Leur positionnement privilégiant l’autoréflexion a permis d’envisager de nouvelles - et audacieuses - tentatives de redéfinir les possibles de la pratique photographique. Aussi, Turning Photography propose une sélection ordonnée de portraits d’artistes augmentée d’essais signés par des critiques faisant autorité dans le secteur: Steven Humblet, Danielle Leenaerts,
Anne-Françoise Lesuisse, Arjen Mulder et Joachim Naudts.

Parallèlement à une vaste sélection d’artistes et de photographes à la renommée plus ancienne et établie, Turning Photography met l’accent sur une génération de jeunes photographes et artistes visuels émergents. Leur travail a été sélectionné en raison de la spontanéité dénuée de déférence envers des pratiques photographiques plus conventionnelles qui en émane.

Turning Photography présente une série d’essais et d’interviews signés par des critiques renommés ainsi qu’une sélection de portraits d’artistes dont le travail a permis une exploration expérimentale et une réévaluation critique du rôle du photographe dans la perspective élargie des arts visuels contemporains et de la culture. Turning Photography invite à la découverte des facettes multiples du travail de ces artistes emblématiques de la tendance actuelle à réenvisager les possibles de la photographie.

Turning Photography est une initiative du Flanders Arts Institute en étroite collaboration avec la Fédération Wallonie-Bruxelles, BOZAR – Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, FOMU - Fotomuseum et M - Museum Leuven et se veut une introduction à la photographie contemporaine belge pour les professionnels internationaux de l’art.

http://turningphotography.be



ARTIST PROJECT/Iles asbl


Initié par ILES asbl, Artist Project est une plateforme dynamique, active dans le conseil et l’accompagnement d’artistes. Son objectif : aider les artistes à valoriser leurs projets et à acquérir plus d’autonomie dans leur parcours professionnel. Pour ce faire, ses trois missions sont d’informer, former et conseiller les artistes ainsi que tous les publics intervenant dans les domaines créatifs. Equipe: Christelle Cornez (direction), Géraldine Van Houte (coordination), Alexandre Pintiaux (juriste), Anne D’hond, France Morin et Davide Lavoratornovi (Conseil, accompagnement et formation).
Artist Project récolte également un ensemble d’appels à projets, de résidences, de concours et autres initiatives en cours dans le secteur de la musique, des arts scéniques et des arts visuels. Si vous souhaitez être informé au quotidien, ces appels sont insérés au fur et à mesure sur leur site ou leur page Facebook.

logo_artist_project


BROWNIE

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Depuis août 2017, BrowniE est une plateforme de valorisation de la photographie « de » et « en » Belgique, conçue et animée par Justine (journaliste) et Boris (graphiste). On y trouve des outils (agenda des expositions photo en Belgique, carnet d’adresses spécialisé), des informations (actualités, appels à projets), des présentations de livres et d’expos, des interviews d’acteurs du monde belge de la photo, et bien sûr, des photographies (portfolios, rubriques Le doigt dans l’œil et La vie domestique). L'accès à ce contenu, riche et diversifié, est gratuit.

http://browniephoto.be



LE LABEL DIGIGRAPHIE®


APP Photolab a obtenu le label "Digigraphie®". Il s’agit d’une reconnaissance internationale d’excellence en matière d’impression. Ce label permet aux artistes photographes de produire des séries limitées, numérotées, signées et estampillées de leurs œuvres originales en très haute qualité, avec une durée de vie de plusieurs générations.

La Digigraphie® est un label qui répond à des critères précis et à des usages stricts. Seuls certains imprimeurs sélectionnés avec soin, certains papiers et encres ayant subi des tests de vieillissement poussés obtiennent ce label. C’est le gage de sa valeur et la condition de son succès. Un certificat est fourni avec chaque tirage. Adoptée par les artistes, les galeries et les collectionneurs, la Digigraphie® est devenue LA référence dans l’impression numérique d’art.

La Digigraphie® offre à chaque artiste l'occasion de diffuser ou de vendre plus largement sa création en lançant une série limitée de qualité. Elle empêche tout plagiat puisque chaque œuvre est numérotée, estampillée et signée. L'artiste peut produire ses œuvres en fonction de la demande.

La Digigraphie® ouvre un nouvel horizon pour la reproduction numérique d’art. Grâce à elle, le monde de l’art exploite enfin tous les avantages des technologies numériques, tout en garantissant une qualité et une conservation exceptionnelles des œuvres produites.

Les artistes digigraphes ont désormais leur site : www.digigraphie.com
Chaque artiste peut y être inscrit en vue d’y présenter son portfolio d’œuvres certifiées « Digigraphie® ».

Le site d'APP Photolab: www.app.be