MAUD FAIVRE
Les villes invisibles
28/03 - 30/05/18


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© Maud FAIVRE, série Les villes invisibles, 2017

Le titre Les Villes Invisibles fait référence au texte d’Italo Calvino publié en 1972. C’est un recueil de récits de voyages de Marco Polo où l’Empereur Kublai Khan demande au marchand, un étranger, de lui décrire la Chine. Les deux personnages ne parlant pas la même langue, Marco Polo va décrire ces villes invisibles, imaginaires, sans passer par la parole, mais par le truchement d’un système de communication visuel et sonore: objets, danse, cris.

C’est cette force visuelle pour évoquer une ville qui m’intéresse et résonne avec l’idée d’archéologie.

Pendant une année, j’ai côtoyé des archéologues et me suis rendue sur les chantiers de fouille, de diagnostic, et les laboratoires de travail d’un institut national d’archéologie (INRAP).
«Devenus objet d’observation, l’archéologue et son environnement quotidien se trouvent étranges acteurs de «documents subjectifs. Chantiers, laboratoires, personnes, gestes, objets de fouilles – matière réelle – sont transformés en énigmes, déployant un imaginaire narratif puissant.»*

Les connexions entre archéologie et photographie se font multiples, dans le geste d’enregistrer visuellement, ou dans l’observation de l’empreinte, de la trace jusqu’à disparition, et aussi dans l’idée du visible/invisible: de même que le photographe redonne à voir des choses que nous ne voyons pas ou plus, l’archéologue lit dans les traces un passé que nous ne voyons pas directement.

Les images évoquent plus qu’elles ne montrent, les objets sont comme détournés de leur sens.
Mais ce «trop réel» de la photographie fait qu’il arrive un moment où ce qui est photographié redevient identifiable. Il y a des allers-retours entre l’objet et son sens, et le sens qu’on lui prête: l’imaginaire tient une place importante dans ce projet qui pousse le spectateur à construire des hypothèses à partir de vestiges matériels, des indices visuels, et de les relier entre eux. Peut-être comme le ferait l’archéologue.

Maud Faivre

*Alessia Bonannini, Chargée de mission valorisation culturelle - expositions, direction du développement culturel et de la communication à l’INRAP.

L'exposition Les villes invisibles a été produite par la Villa Pérochon-Centre d'art contemporain photographique, le Ministère de la culture-Drac Nouvelle-Aquitaine et a reçue le soutien de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

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© Maud FAIVRE, série Les villes invisibles, 2017





Maud FAIVRE

Née en 1986. Vit et travaille à Bruxelles.

Formation:

2008-2011
Bachelier en photographie, ESA Le 75, Bruxelles.

2007-2008
Atelier de dessin, Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles.

Expositions:

2017
« Les villes invisibles », CACP Villa Pérochon, Niort, France.
« La couleur tombe du ciel », projection avec Marceau Boré, Le Pilori espace d’arts visuels, Niort, France.
« Site Boinot », Le Pilori espace d’arts visuels, Niort, France.
« Speaking In Tongues », Braakland, Anvers, Belgique (avec La Grotte).
« Inventaires #2 », CASS School of Art, Architecture and Design, Londres, Angleterre.

2016
« Rivage », Galerie d’Encre, Céret, France.
« D’Après Nature », La Capelleta, Céret, France.
« Transjurassienne », Médiathèque de Saint-Lupicin, France.
(Avec La Grotte) « Speaking In Tongues », Biennale de l’Image Possible, Liège, Belgique.

2015
« In/Out, rencontre entre photographie et architecture », Musée de la Photographie, Charleroi, Belgique.
(avec La Grotte) « Speaking in Tongues », La Galerie du Botanique, Bruxelles, Belgique.
« Sumène Artense », La Sellerie, Musée des Beaux-Arts, Aurillac, France.
(avec La Grotte) « Insight », Dehors, Contemporary Art Window, Bruxelles, Belgique.
« Mundaneum 2013-2015 », Le Mundaneum, Mons, Belgique.

2014
« Regard(s) en mutation, Projet In/Out », Musée des Beaux-Arts, Mons, Belgique.
« Meigui », La Médiatine, Bruxelles, Belgique.
« Edhec, concours d’entrée », Edhec Business School, Roubaix, France.

2013
« Kaleidoscope », Le Magasin de Papier, Mons, Belgique.
« Nummer Eén », Finaliste Prix Mediatine, Bruxelles, Belgique.
« Nummer Eén », Copenhagen Photo Festival, Copenhague, Danemark.
« Meigui », Communication University of China (projection), Pékin, Chine.
« La Roue comme elle tourne », Centre Culturel d’Anderlecht, Bruxelles, Belgique.

2012
« Transjurassienne », Rencontres photographiques d’Arles, projection à l’ENSP, France.
« Transjurassienne », Chambre avec vue, Namur, Belgique.
« Enghien, regards sur la ville », Centre Culturel d’Enghien, Belgique.

2011
« Transjurassienne », Finaliste Prix Jeunes Artistes du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Belgique.
« Transjurassienne », Postcard from Europe, Shropshire, Angleterre.
« La Roue comme elle tourne », La Médiatine, Bruxelles, Belgique.
« Transjurassienne », Tour & Taxis, Bruxelles, Belgique.

2010
« Tervuren », Biennale 7. Un monde parfait, workshop avec Eric Dessert, Louvain-la-Neuve, Belgique.
« Gel », Tour & Taxis, Bruxelles, Belgique.

Publications:

2017
« Speaking In Tongues », La Grotte.

2015
« In/Out, mission photographique », Arp2 Editions.
« Visions, volume 11, Centres sportifs ADEPS le Lac et Le Cierneau », La Lettre Volée Edictions.
« Palais », auto-publié.

2013
« Corps de ville », Matador.

Site Web : www.maudfaivre.com/