EXPOSITION HORS-CHAMP


Photographies de Boris LEHMAN, Olivier SMOLDERS, Marie SORDAT, Jean-François SPRICIGO, Boris VAN DER AVOORT, Eric VAN DIEREN et Jaco VAN DORMAEL.

16/01 - 10/03/13



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Photo: Boris Lehman, extrait du film "Tentatives de se décrire", 2005

HORS-CHAMP


Dans le cadre des 50 ans de l’école, une exposition, coproduite par l’Insas et l’Espace Photographique Contretype, fera le point sur la pratique photographique des cinéastes. Parmi ceux-ci, certains revendiquent clairement un statut de photographe. D’autres ne mettent pas spécialement en avant cette facette de leur travail, celle-ci étant intimement liée à leur démarche de réalisateur. Quelle que soit l’approche de leur auteur, rassembler et montrer ces images permet de considérer la spécificité du regard photographique porté par un réalisateur et de percevoir également quelle est l’influence de l’activité cinématographique sur l’activité photographique… et inversement ! L’exposition rassemblera les oeuvres photographiques (et assimilées) ou filmiques d’artistes issus de l’INSAS (et pour certains actifs au sein de l’école) : Boris Lehman, Olivier Smolders, Marie Sordat, Jean-François Spricigo, Boris Van der Avoort, Eric Van Dieren, Jaco Van Dormael. Elle permettra de revoir des images connues, mais aussi d’en découvrir d’autres, totalement inédites.



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Photo: Jean-François Spricigo, série "Silenzio", 1999-2005

Le public pourra également visionner plusieurs interviews filmées de photographes belges, réalisées en 1988 pour le 25e anniversaire de l’école par des étudiants de l’INSAS, en collaboration avec Contretype et le Centre du Film sur l’Art (Bruxelles).

"Hors des champs battus", texte d'Emmanuel d'Autreppe publié dans "L'art même" n°57



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Voir aussi à l'ISELP l'expo "Le regard exercé/50 ans de recherches photographiques à l'INSAS".
En savoir plus sur cette exposition sur le site de l'ISELP



L'INSAS: 50 ans


L’INSAS, Institut National Supérieur des Arts du Spectacle et des Techniques de Diffusion, appartient au réseau de l’enseignement supérieur artistique de la communauté française de Belgique. Au cours de ses cinquante années d’existence, l'Insas s’est forgé une réputation dans les domaines de l’audiovisuel et du théâtre tant en Belgique qu’à l’étranger, au prix d’une perpétuelle remise en question de son enseignement.



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Photo: Eric Van Dieren, extrait carnet n°1 "Tenerife", 2011

En 1959, un groupe de jeunes animés par Raymond Ravar, analysait « Hiroshima, mon amour » d’Alain Resnais, et engageait une réflexion sur les pratiques du cinéma et du théâtre à l’Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles. De fil en aiguille naquit le désir de créer une école des arts du spectacle.
Trois ans plus tard, en avril 1962, l’INSAS était fondée avec l’idée non seulement qu’il fallait former des professionnels à tous les métiers, mais aussi que l’apprentissage des disciplines du spectacle reposait sur le principe de la complémentarité : un enseignement de la mise en scène ne peut se concevoir sans l’existence parallèle d’une formation d’acteurs; un enseignement du montage et du son s’applique nécessairement à un projet global de réalisation.



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Photo: Olivier Smolders

D’emblée, Raymond Ravar, avec André Delvaux, Jean-Claude Batz, Paul Anrieu, Jean Brismée, Paul Roland et bien d’autres encore s’attachèrent, pour chaque discipline, à rechercher des maîtres de haut niveau à l’étranger. Des professionnels aussi prestigieux que Pierre Aymé Touchard pour le théâtre, Ghislain Cloquet pour l’image, Antoine Bonfanti pour le son et Suzanne Baron pour le montage vinrent renforcer l’équipe pédagogique naissante de l’école..
Dès lors, cette approche originale des arts du spectacle et de son enseignement créa, en Belgique, des pistes de recherches et de pratiques entièrement nouvelles. Il fallait en effet de l’audace pour affirmer, par exemple, dans le domaine théâtral, la nécessité de former des metteurs en scène, des artisans de théâtre, des techniciens de plateau.

L'école a pour vocation de délivrer un enseignement professionnel de haut niveau, de former des artistes et artisans du cinéma, de la télévision et du théâtre, mais aussi d’aiguiser l’esprit d’humanisme et de tolérance parmi nos étudiants. Former des jeunes professionnels capables de pratiquer leur métier avec l’intelligence d’un regard critique nous semble plus que jamais un défi essentiel que l’école prétend relever.
De même, son esprit d’ouverture sur le monde, le sens du travail d’équipe, le goût de l’exploration de modes d’expressions nouveaux, la pratique sans exclusive des différents genres des arts du spectacle sont autant de valeurs inculquées par les initiateurs de cet enseignement, en assurant la continuité jusqu'à aujourd’hui..

L’enseignement est dispensé par des professionnels actifs dans les domaines de la création qu’ils ont en charge de transmettre, afin d’assurer une perpétuelle mise à jour des connaissances techniques et de la réflexion critique sur les évolutions techniques et conceptuelles.
Le premier cycle des études est organisé en trois années (Baccalauréat/Licence) et le deuxième en une ou deux années (Mastère, Mastère à finalités). L’Insas regroupe dans le domaine du cinéma une option de réalisation et trois options techniques.
Les étudiants entrent en première année après une sélection rigoureuse sur la base d’épreuves où sont conviés tous les candidats, soit environ 800 chaque année. L’ouverture internationale de l’école est notoire. On ne compte pas moins d’une vingtaine de nationalités parmi les étudiants. Incontestablement, ce brassage de cultures et de sensibilités donne naissance à un vivier d’où sont issus des personnalités aussi diverses que Jaco Van Dormael, Michel Khleifi, Chantal Akerman, Bruno Nuytten...

L’école a aussi, au cours de ces dernières années, développé des partenariats avec d’autres écoles artistiques  tant belges qu'internationales (INIS du Québec, ISIS du Burkina Faso, Beijing Film Academy, SZFE de Budapest, La Manufacture de Lausanne…).
Ces divers partenariats permettent à nos étudiants et à l’école de s’ouvrir à d’autres cultures, à d’autres pratiques, à de nouvelles expériences qui enrichissent la formation organisée au sein de l’école.(...). L’objectif est de préserver l’identité de l’école, sa spécificité, sa réputation tout en restant ouverts à la critique, et à l’écoute des pratiques émergentes.



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Photo: Marie Sordat, série "MotherLand", 2012, courtoisie Box Galerie, Bruxelles

Le projet INSAS 50

L'ensemble des activités et manifestations, réparties sur les années académiques 2012-2013, veut mettre en avant la qualité, la diversité, le professionnalisme et l'acuité de l'enseignement dispensé au sein de l'école, ceci par le biais de canaux existants (présence dans les festivals, programmations en centres culturels...), de programmes télévisuels, d'événements propres (expositions, créations d'oeuvres...) et de publications pédagogiques.

Le site de l'INSAS



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