CARACTÈRES


Les ouvrages mentionnés dans cette rubrique sont disponibles à l'Art Shop de l'Espace Photographique Contretype


Anne Lefebvre, Billankoursk


Bruxelles, Editions La Lettre volée, 2012. Monographie en français, textes de Daniil Harms, format 29 x 20 cm, 80 pages, 60 illustrations en couleurs. ISBN: 978-2-87317-387-6. Prix de vente: 27 €


“Les photographies d’Anne Lefebvre, photographe française formée à la gravure, entretiennent une délectable confusion quant à l’origine, la source, la provenance et jusqu’à l’auteur de ces images. Ses tirages uniques, griffés et usés comme une vieille paire de bottines, semblent surgir d’un autre temps, d’une autre époque et parlent une langue étrangère qui nous est pourtant immédiatement familière. On pourrait les croire sauvés d’un naufrage, récupérés dans les archives d’un photographe ayant côtoyé Man Ray ou sortis de vieux albums épars de photos de famille d’émigrés russes arrivés en France à Boulogne-Billancourt (lieu de naissance de l’artiste), rebaptisée Billankoursk par ses nouveaux habitants.”




Alexandre Christiaens, Eaux vives, peaux mortes


Éditions Yellow Now, 2011, Crisnée - Collection Côté Photo-Angles Vifs #12 - Format: 21,6 x 17,7 cm - 192 pages, 140 illustrations en noir et blanc et en couleurs - Textes d'Alexandre Christiaens et Emmanuel d'Autreppe, entretien d'Alexandre Christiaens avec Emmanuel d'Autreppe, avec la participation de Jean-Louis Godefroid - Ouvrage bilingue français-anglais Couverture cartonnée - Prix de vente: 28 €


Un paysage est capable de nous extraire à nous-mêmes. De nous placer sans forme, sans objet, sans but, juste en son milieu dans un bref soulèvement extatique. Un calme qui tombe sans prévenir. Il nous expanse. Un moment, il est là!
Hors du temps, sans espace fini, même perceptible. Sans forme de nous. Un paysage c’est cela, pour un instant sans durée, un non-lieu hors de toute attente. Puis, une fois reconnu, il devient ce qu’il est ou plus justement ce que nous pouvons en percevoir. Il redevient nos limites.
Je photographie malgré moi, malgré le fait qu’une fois cadré et dessiné, le paysage, mon lieu hors de toute attente, s’écrasera sur lui-même, et moi-même avec lui, à jamais exclu.
Un paysage n’existe pas pour durer, il ne nous permet que de le vivre.
Les marins le savent.

Alexandre Christiaens
Texte extrait de «Eaux vives, peaux mortes», paru aux Editions Yellow Now, 2011



Claudine Doury, Sasha


Bruxelles, Editions Le Caillou bleu, 2011 – Textes de Christian Caujolle et Melanie McWhorter – Edition bilingue français-anglais – Format: 23 x 31 cm - 72 pages – 31 photographies en couleurs – ISBN: 978-2-930537-11-5 – Prix de vente: 24 €.


Claudine Doury réunit ici des images qu’elle a réalisées de sa fille Sasha. «Pour peu que l’on regarde, on saisit la singularité d’un propos qui échappe à bien des écueils du genre, à commencer par celui de ces mères complices qui, terriblement présentes dans l’intimité de leurs ados d’enfants, les photographient pour continuer à exercer sur eux (et elles) une forme de contrôle qui leur échappe. (…) Sasha, qui fut petite fille, a grandi. Sasha devient une jeune fille et se cherche aussi bien dans le miroir que dans le territoire qui fut celui, originel, de sa mère.»




Beata Szparagowska, Hide and Seek


Bruxelles, Editions Le Caillou bleu et L’L, 2012 - Texte de Jean-Marc Bodson – Edition en français, néerlandais et anglais – Format: 26,5 x 22,5 cm, couverture cartonnée, 64 pages, 35 photographies en couleurs – ISBN: 978-2-930537-14-6. Prix de vente: 19 €


Beata Szparagowska a passé près de deux ans à observer des jeunes créateurs en arts de la scène, residents à L’L (Bruxelles). (…) Normalement ses images devraient répondre à une attente ou plus exactement correspondre à ce cliché que la doxa a fait des coulisses du spectacle. A savoir une ruche laborieuse qui garantit le mérite de l’artiste, un atelier hors norme qui explique l’inexplicable émotion du spectateur; une solide piste qui permet l’envol léger et de l’un et de l’autre.
Normalement certes, mais apparemment la réalité et la normalité ne fait la paire ni en scène, ni en photographie. S’abstenant d’illustrer ces idées recuites, évitant d’exhiber – car il s’agirait bien d’un excès de voir – ce qui se passe sur scène ou en coulisses, la photographe s’est plutôt intéressée au rapport entre l’un et l’autre. Ce faisant elle s’est habilement émancipée du rapport servile habituel entre la photograpie et la scène tout en évitant un retour à une théâtralité photographique gratuite.”



Andreas Weinand, Colossal Youth


Berlin, Peperoni Books, 2011. Ouvrage en anglais édité à 200 exemplaires numérotés et signés - Format: 32,5 x 22,5 cm - 64 pages - 25 illustrations en couleurs - ISBN 978-3-941825-29-1 – Prix de vente: 25 € (via le site de Peperoni books).


L’ouvrage reproduit 25 photographies en couleurs prises par Andreas Weinand entre 1988 et 1990. Ses “modèles”, Melanie, Öhner, Stiffel, Limbo, Gero, Anna et leurs amis, sont jeunes et vivent à Essen, en Allemagne. A cette époque, Andreas Weinand passe beaucoup de temps avec eux et décide de les photographier dans leur vie quotidienne. Alors que d’importants événements se produisent dans le monde (jeux olympiques de Séoul, chute du mur de Berlin, invention du web…), il est ici question d’émotions, d’amour, de sexe, de drogues, d’alcool et autres plaisirs.




Yvon Lambert, Napoli


Bruxelles, Husson Editeur, 2011 – Format: 22,5 x 25,5 cm - 112 pages - plus de cent photographies noir et blanc de Naples par Yvon Lambert - Introduction: Bernard Plossu. Edition bilingue français/anglais - ISBN: 978-2-916249-73-5 –
Prix de vente: 32 €.


“Pas si facile que ça, de parler de Naples, car c’est une ville si visuelle que rien ne peut mieux en parler que … la photographie! (…) En regardant ces photographies d’Yvon Lambert, un photographe dont j’ai toujours aimé les photos, dès le début, parce que sa vision est sincère, je sens qu’il a erré dans le désordre de l’inattendu, de temps en temps cadrant une situation à peine perceptible, comme guidé par un bruit ou une odeur. Il me dit aller à Naples en toutes saisons, mais pas trop l’été. Il utilise les objectifs de 35 et de 28: “J’aime beaucoup avoir de la profondeur dans l’image”, dit-il.”
Yvon Lambert est né en 1955 à Luxembourg. Après des études de photographie à Bruxelles dans les années 80, il travaille comme photographe indépendant et réalise de nombreux projets à Luxembourg et à l'étranger.



Bernard Plossu, Far Out! Les années hip: Aight-Ashbury, Big Sur, India, Goa


Mulhouse, Médiapopéditions, Collection Sublime n°3, 2011 - 164 pages, 12 x 18 cm, photographies noir et blanc et couleurs. Textes et photos de Bernard Plossu. ISBN: 978-2-918932-02-4. Prix de vente: 15 €


«Bernard Plossu découvre la Californie en 1966. En pleine période hippie, il fréquente la City Lights Bookstore, croise Joan Baez et ses soeurs, rencontre Henry Miller et photographie sans arrière-pensée ses amis artisans, écrivains et artistes. «Plein de photos de la vie de tous les jours, un an avant le fameux « Summer of love » de 67… Au 50 mm, et au 28 aussi, mélange des deux dans ces images… Du noir et blanc aussi, les amis. (…)»

Ce livre touchant témoigne d’une époque qui marqua à jamais Bernard Plossu et nous rappelle que pendant quelques années, les hippies crurent sincèrement qu’un monde meilleur et une vie plus proche de la nature étaient possibles.




Satoru Toma, Si loin si proche


Textes de Marie-Eve Maréchal et Véronique Bouillez (entretien avec Satoru Toma), publication illustrée de photographies de Satoru Toma, Bruxelles, Editions Le Caillou bleu, 2011. Edité suite à la mission photographique de Satoru Toma à Marchin, 2011 et dans le cadre des 5ème Promenades photographiques en Condroz (Belgique), initiées par le Centre culturel de Marchin en août 2011. Format 15 x 18 cm, 60 pages, 23 photographies en couleurs. Prix de vente: 9 Euros.


Interrogé sur la mission photographique qui lui a été confiée, Satoru Toma répond:
«Je pense que le paysage restera toujours dans mes travaux. La notion du temps, et de l’espace aussi, à travers l’errance, la marche. Je me demande sans cesse où je vais. Les photos que j’ai prises pendant la résidence sont, je pense un peu différentes de ce que j’ai fait jusqu’à présent. J’y ai mis plus de ma sensibilité que d’habitude, j‘ai vraiment beaucoup ressenti les choses, beaucoup d’éléments extérieurs ont résonné en moi. Et puis je retiendrai aussi beaucoup la chaleur de la part des habitants.»




JH Engström, La Résidence


Stockolm, Editions Journal, 2010. Copyright: JH Engström, JL Godefroid et Journal. Ouvrage bilingue: français/anglais, format: 24,5 x 18,5 cm (couverture cartonnée), pages: 29 photographies en double page et 29 triptyques, soit 116 illustrations en quadrichromie, textes: JH Engström et préface de Jean-Louis Godefroid. Design: Greger Ulf Nilson. Prix de vente: 50 euros, tirage: 1000 exemplaires. Dépôt légal ISBN 978 91 977625 5 7


Les images rassemblées dans ce livre ont été réalisées dans le contexte particulier d’une résidence d’artiste organisée par Contretype à Bruxelles lors de deux séjours de création, l’un à l’été 2003 et l’autre au printemps 2006.
Par la photographie, JH Engström ne tente pas d’expliquer, mais de nous faire sentir au plus profond l’absurdité de la condition humaine et ces images nous renvoient à une part effrayante de nous-mêmes: celle de notre solitude au monde.

Cet ouvrage a obtenu le premier prix de la compétition Best book design from all over the World 2012.


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