CARACTÈRES - Suite


Les ouvrages mentionnés dans cette rubrique sont disponibles à l'Art Shop de l'Espace Photographique Contretype


B8. regards photographiques sur Bruxelles


Edité par Contretype, Bruxelles, 1999 - Ouvrage trilingue: français/néerlandais/anglais - Format: 24,5 x 20 cm - 92 pages N/B et couleurs - Graphic Design by [Sign'] - Prix de vente: 30 €




"Une ville contemporaine est une ville qui développe et stimule sa mémoire. Elle se doit de préserver sa mémoire pour ne pas perdre son âme, pour pouvoir encore rêver d'un avenir. Ainsi, les habitants peuvent se l'approprier de manière prospective, voire même lui donner une forme virtuelle."
"L'esprit de cette mission photographique à Bruxelles est volontairement orienté par le point de vue de l'artiste: nous ne mettons pas le créateur au service des idées utilitaires. Il s'agit au contraire de fixer aux photographes des objectifs adéquats à leur pratique artistique et de favoriser les découvertes et les expériences menant à une réflexion sur le paysage urbain tant humain que bâti. Notre pari a été de réunir des productions photographiques singulières en proposant des mises en réseaux, des croisements, des dialogues entre ces morceaux de ville, afin de reconstituer les sensations que celle-ci dégage.
Ce livre en est la trace, et l'image de Bruxelles qui s'offre ici à nous est multiple; qu'on la partage ou qu'on la refuse, cela reste une attitude active qui aiguise le sens critique et qui contribue à penser la ville."
Photographies de Fred BARTHES, Gast BOUSCHET, Jean-Paul BROHEZ, Anne DENIS,
FELTEN - MASSINGER, Marco JACOBS, André JASINSKI, Walter MIRTL.



Rhizome oriental - Voyage en ex-URSS, Philippe Herbet


Husson éditeur, Bruxelles, 2008 - 18 x 22 cm, 128 pages, dont 75 photographies couleurs - Textes et photographies: Philippe Herbet - ISBN 978-2-916249-26-1 - Prix de vente: 28 €


À la russe!
Anastassia Sergueïevna Gorlanova était ma grand-mère maternelle, je l’appelais Baba Nastia, à la russe. Grâce aux relations troubles de mon père avec les soviétiques, j’ai pu passer les trois étés de 1976 à 1978 avec elle, à Moscou et en Crimée. Leonid Brejnev fêtait ses soixante-dix ans en 1976, ma grand-mère cinquante-neuf. Elle est morte d’une longue maladie quatre années plus tard et nous n’avons pas pu assister à ses obsèques. L’étau s’était encore resserré.
Quant à mon grand-père, il avait été déporté au Kazakhstan à la fin des années trente, juste après la naissance de Maria, leur fille qui allait devenir ma mère. Et moi, je suis né à Istanbul d’un père belge et de cette belle Maria, girl dans un bar de Beyoglu. Un «accident» qui a valu à ma mère de vivre en Belgique et de «couper les ponts» avec le passé.
De ces deux premières années de mon existence passées à la Sublime Porte et de cette grand-mère trop peu connue, j’ai été tenté de trouver des souvenirs qui me manquaient. Et c’est à Istanbul que j’ai embarqué sur un antique cargo ukrainien pour une traversée de la mer Noire. Arrivé à Odessa, je voulais découvrir l’Ukraine, la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan, les décors, le théâtre d’une moitié de mes origines, de mon rhizome oriental.
J’ai donc suivi ces trop jolies femmes russes d’Istanbul qui me rappelaient ma mère dans les années soixante, ses maquillages, ses jupes courtes et ses talons aiguille. J’ai voyagé à la russe, en bateau, en train, en Gazelle — joli nom des minibus de ce côté-là de la terre — et même en stop. La Russie s’est mise à vibrer en moi sur ce mode qui accompagne désormais le rythme de mon existence: en mineur.

Philippe Herbet



Odeurs d'Afrique, Thomas Chable


Co-édition Contretype/La Lettre volée, Bruxelles, 2001 - Monographie bilingue (français/anglais) - Format: 21 x 15.5 cm - 96 pages contenant 62 photos N/B - Graphic Design by [Sign'] - Prix de vente: 24 euros


L'Afrique occupe une place importante dans l'imaginaire de Thomas Chable, sans doute parce que ses parents ont vécu au Congo et que durant son enfance à Bruxelles son père l'emmenait fréquemment au musée de l'Afrique à Tervueren.
Ce n'est qu'en 1993 que Thomas Chable se rend en Afrique, un peu par hasard, en accompagnant son amie Coco partie à la recherche des techniques ancestrales de la fonte à la cire perdue.
La route le conduira au Burkina et au Mali et c'est en découvrant le fleuve Niger qu'il décidera de revenir pour réaliser un projet de longue haleine.
En 1996, il embarque à Anvers sur un paquebot polonais à destination de Dakar, rejoindra le fleuve au Mali, achètera une pirogue et vivra avec les pêcheurs et remettra pied à terre pour rejoindre le Burkina...
le voyage durera une année...
Bouger, toujours bouger, il revendique cette liberté : par le déplacement il retrouve le temps, sorte d'état de grâce pour se concentrer sur sa pratique. Thomas se défend de faire du reportage ou du documentaire. Il dit que la photographie est souvent un mensonge, que cadrer une image, extraire un morceau de réel et en faire une image, c'est omettre les hors-champ. Dès lors, il pense qu'une intention passe mieux par le filtre personnel, la subjectivité. Pour Thomas Chable, voyager et photographier vont de pair : c'est à chaque fois renaître et oublier ses à priori, ses habitudes. Il se laisse prendre par les gens autant qu'il les prend. De ses voyages, il ne sait pas très bien ce qu'il ramène, peut-être tout simplement des histoires de rencontres, sans oublier que si les images existent c'est aussi par ceux qu'il a rencontrés.

Jean-Louis Godefroid, Commissaire de l'exposition. Extrait du catalogue des Rencontres de la Photographie d'Arles 2002, Editions Actes Sud.



Les Brûleurs, Thomas Chable


Editions Yelow Now, Crisnée, 2006 - Texte d'Aziz Chouaki -108 pages - 22 x 22 cm - ISBN 2-87340-209-1 - Prix de vente: 25.00 €


[…] Entre Tanger et Gibraltar, entre Ceuta et Tarifa, des gens partent, des gens passent. Venus du Maroc, de plus bas en Afrique ou d'ailleurs (Turquie, Asie ou Tchétchénie), ils quittent ville ou village, famille, maison (voire travail), laissent tout derrière eux et parfois leur avenir, franchissent le détroit dans la clandestinité, en désespoir de cause, aimantés par l'Occident. Ce sont les « brûleurs* », ceux qui lâchent et risquent tout (le détroit fait trois victimes par jour), ceux qui « brûlent » la frontière, comme on dit là-bas, mais brûlent aussi leurs papiers, sacrifiant leur identité à l'espoir de renaître ailleurs, différents, une fois franchis les remparts sans cesse plus hostiles de l'Europe. Ces immigrés clandestins, le photographe Thomas Chable les a suivis et accompagnés régulièrement, pendant plusieurs années. Itinérant, intimiste, engagé, libre pour sa part mais contraint à la discrétion, pas vraiment reporter, il nous livre la chronique de leur quotidien, retrace depuis ses origines ce désir d'exil, évoque l'histoire tendre, tragique ou anonyme – comme le fait aussi Aziz Chouaki, dans un texte inédit qui accompagne les photos – de ceux qui tentent enfin de choisir leur propre destin.

Publié avec la galerie 100 Titres (Saint-Gilles/Bruxelles).

*BRÛLEUR : au Maroc, nom donné aux personnes qui, dans la clandestinité, veulent franchir la frontière de l'Europe (« brûler la frontière ») en traversant le détroit de Gibraltar, le plus souvent à bord d'embarcations sommaires. […]



La ville et son cliché. Regards croisés Bruxelles-Genève


Edité parContretype, Bruxelles, 1995 - Ouvrage unilingue: français - Format: 27,5 x 24 cm - 111 pages N/B et couleur -Graphic Design by [Sign'] - Prix de vente: 25 euros.


Cet ouvrage a été publié en avril 1995 à l'occasion de l'exposition "La ville et son cliché - Regards croisés Bruxelles-Genève", Laurence Bonvin - Alain Géronnez - Didier Jordan - André Jasinski, ayant eu lieu à Saint-Gervais Genève en avril-mai 1995 et à l'Espace Photographique Contretype en juin- septembre 1995.

"Le thème de l'exposition est "le dialogue entre la perception carte postale et la vue d'auteurs photographes de Bruxelles et de Genève". Il s'agit d'un mandat portant sur l'emblème et le symbole, mais également sur le cliché et le stéréotype dans ces deux villes respectives. Rephotographier en quelque sorte ce qui a déjà été photographié mille fois, tels une carte postale, un souvenir: les photographes se confrontent avec le lieu commun et offrent à travers leur travail artistique une nouvelle perspective, une redécouverte des images collectives de la Bruxelles européenne et de la Genève internationale. La même exposition est présentée dans les deux villes avec une publication commune. (...) Chaque ville et ses clichés sont donc vus d'une part par deux photographes qui y habitent et qui possèdent une vue de son quotidien, de sa banalité et d'autre part par deux photographes invités qui, par leur vision extérieure, peuvent faire découvrir une autre manière de la voir, de la regarder."
Photos de Laurence BONVIN, Alain GÉRONNEZ, Didier JORDAN, André JASINSKI.



En ville, Bernard Plossu


Editions La Lettre Volée et Contretype, Bruxelles, 2000 - Monographie trilingue: (français, anglais, espagnol) - Format:24 x 16 cm - 112 pages noir et blanc - Graphic Design by [Sign'] - Prix de vente: 24 euros


"En ville" est le fruit de cinq séjours à Bruxelles où, de 1996 à 1998, le photographe et marcheur Bernard Plossu a arpenté la ville au gré de son intuition.
Après avoir présenté les premières images en exposition (à l'Espace Photographique Contretype en décembre 1999-janvier 2000 et lors de l'exposition "Bruxelles à l'Infini", aux Anciennes Glacières de Saint-Gilles, d'avril à juin 2000 dans le cadre de "Bruxelles 2000"), l'aboutissement de ce projet devait pour l'artiste donner lieu à un ouvrage imprimé; c'est maintenant chose faite.
Bien qu'il s'agisse uniquement de Bruxelles, les photographies de Bernard Plossu dépassent l'anecdote des lieux pour nous restituer la poésie de la ville.





Constellations, Sebastien Reuzé


Editions Contretype et La Lettre volée, Bruxelles, 2003 - Ouvrage bilingue: français/anglais - Format: 24 x 16 cm - 72 pages, 54 illustrations en quadrichromie - Textes de Larys Frogier et
Jean-Louis Godefroid - Graphic Design by [Sign'] - ISBN 2-87317-194-4 - Prix de vente: 19 euros


Les photographies de ce livre ont été réalisées dans le cadre du programme des résidences d’artistes à Bruxelles proposées par l’Espace Photographique Contretype avec le soutien de la Commission Communautaire française (COCOF).
“Sébastien Reuzé déjoue avec talent, humour et un zeste de dérision nos habitudes à voir la ville. Il nous projette dans sa fiction par une sorte d’errance virtuelle dans Bruxelles, où il suffit d’un rien pour que le réel bascule dans l’imaginaire - ce rien que constitue précisément l’acte photographique.”
Jean-Louis Godefroid

Cet ouvrage est publié avec le soutien de la Commission Communautaire française (COCOF), La Criée centre d’art contemporain (Rennes, France), Le Village - Site d’expérimentation artistique (Bazouges la Pérouse, France) et Danielle Arnaud contemporary art (Londres, Grande Bretagne).



La Gare blanche, Alain Janssens


Editions Mardaga - Wavre, 2011 - Livre relié - Format: 30 x 23,5 cm - 178 pages - ISBN: 9782804700508 - Prix de vente public: 35 euros


La construction de la nouvelle gare des Guillemins à Liège, dessinée par le célèbre architecte espagnol Santiago Calatrava, a été une aventure humaine, artistique et technique hors du commun. De béton, d’acier et de verre, la structure conçue par Calatrava est une sculpture aux formes aussi souples que vigoureuses où le défi technique est relevé sans jamais être ostentatoire. L’immense coupole tient lieu de façade dans ce bâtiment qui en est dépourvu et dans lequel la perméabilité avec la ville, l’interface entre le dedans et le dehors est très étroite.

Mandaté par Eurogare, maître d’oeuvre du projet, le photographe Alain Janssens a suivi toute l’évolution du chantier, depuis la pose des premières pierres jusqu’au surgissement du bâtiment.
Le propos n’est pas de faire un livre de fin de chantier, mais bien plutôt d’approcher par l’image cet organisme vivant qu’est la gare. L’image le révèle, lui vole ses secrets, fait affleurer son humanité, l’étroite relation qui se noue entre lui et celles et ceux qui le construisent, qui l’arpentent…. L’image fixe l’éphémère désormais inscrit dans la mémoire du bâtiment. Le regard du photographe se fait ainsi le seul témoignage de cette profonde transformation du paysage urbain, d’où des confrontations d’images qui subliment ce qui, isolé, serait banalité.

Les gares, lieux emblématiques du voyage, ont toujours inspiré les écrivains. Liège-Guillemins ne fait pas exception à la règle et l’ouvrage sera enrichi des textes de Caroline Lamarche. De nouveau, il n’est pas tant question de parler de ce lieu monumental et expressif, duquel se dégage une réelle poésie du mouvement, mais bien du voyage imaginaire dont il devient le point de départ.

Le livre coédité avec EUROGARE offrira ainsi une échappée, où architecture, photographie et écriture sont affranchies l’une de l’autre et se rencontrent dans des mises en relation qui font sens.



Wavelenght of Light, Sébastien Reuzé


Production Contretype avec le soutien du Service Culturel de l'Ambassade de France à Bruxelles- 2010 - Format 20 X 28 cm - 64 pages - impression offset - Tiré à 200 ex.



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